ALEA (latin)
1. Élément de risque (du latin classique, hasard). 2. Laboratoire éditorial.

Alto, maison curieuse, ajoute à sa quête de l’étonnant et du détonnant un nouvel outil : Alea, son laboratoire éditorial. Terrain de jeu pour éditeur à la tête remplie de livres impossibles, sorte de secteur « recherche et développement », Alea est à Alto ce qu’une cour est à une maison (d’édition) : un espace pour jouer et cultiver de nouvelles pousses.

On y créera des fictions interactives, des expériences audiovisuelles, des fanzines et livres d’artistes, des objets de papier inclassables, des récits reconfigurés en jeu de cartes ou en lignes de codes : un cabinet de curiosités pour les lecteurs aventureux. Animés par la volonté d’explorer des sentiers littéraires peu fréquentés par l’édition traditionnelle, nous croyons qu’un livre est d’abord une expérience, qui peut parfois s’échapper d’entre ses pages. Aussi, alors que les frontières entre les arts sont de plus en plus poreuses, que le numérique s’infiltre dans le moindre de nos gestes, il nous importe d’essayer des mélanges, de tester des hybridations et de partager, le plus largement possible, notre passion pour l’étonnant.

Au cœur de la littérature, il y a la force des mots et le pouvoir du récit. Il y a la rencontre entre un texte et un lecteur. Parce que le geste éditorial est un geste créatif, nos projets mettent en relation des auteurs avec des artistes de tous les horizons : illustrateurs, codeurs, designers, musiciens…

On dit la littérature menacée par le monde numérique, la profusion de l’offre culturelle, la rapidité du monde contemporain. Il n’en tient qu’à nous d’infiltrer chacune de ces sphères, d’en exploiter les forces et d’en contrer les failles. « L’espèce fabulatrice » aura toujours le désir vif du récit qui envoûte, bouleverse et surprend.